1) D'une part parce que la thérapie permet de se sentir écouté, compris et aidé par quelqu'un que l'on ne connaît pas et qui ne vous juge pas.
Souvent le premier bénéfice que l'on ressent, dès les premières minutes : le soulagement, l'allègement.
Ce bénéfice peut, bien sûr, se retrouver lorsque l'on se livre à des proches mais ce n'est pas tout à fait la même chose. En effet, c'est précisément parce que le thérapeute ne vous connaît pas et réciproquement qu'il peut comprendre votre point de vue et de fait, se consacrer exclusivement à la résolution du problème telle que vous le souhaitez!
2) D'autre part, la thérapie, de par ses aspects techniques et la "boîte à outils" qu'elle propose, permet de regarder de ressentir et d'aborder le problème différemment.
Alors des solutions, de nouveaux comportements, de nouveaux discours émergent et permettent de débloquer les situations.
Lorsqu'on se livre à des proches, malgré toute leur patience, la qualité de leur écoute et leur bienveillance, ceux-ci peuvent avoir du mal à se dégager de leur propre vision du problème et peuvent manquer «d'outils» pour vous permettre d'en sortir.
3) Enfin, la thérapie est souvent l'occasion d'une prise de conscience. On réalise alors que nous n'agissons pas toujours si "consciemment" qu'on le croit, car d'autres choses nous poussent inconsciemment à agir et à ressentir comme on le fait.
Lorsque ces éléments inconscients sont mis en lumière, on cesse alors d'entretenir notre problème en faisant "toujours plus ou moins la même chose", et l'on peut commencer à se libérer de notre souffrance et de nos schémas d'échec.
Il est rare que ces prises de conscience se fassent autrement que par la voie de la thérapie car nos déterminations inconscientes, nos résistances, le poids de l'habitude nous freinent malgré nous.